Perfect Days est un film réalise par Wim Wenders, réalisateur allemande connu par divers films comme Paris, Texas ou Alice in the Cities. À travers de ce film, le spectateur accompagne à Hirayama, son protagoniste, au cours de plusieurs journées pendant une semaine. Wim Wenders nous montre un personnage qui s’avère calme et en harmonie avec sa vie ce qu’avait déjà fait Jim Jarmusch en 2016 avec Paterson, néanmoins ses personnages cachent leur existentialisme derrière leurs loisirs… Ce ne sont donc plus del film « feel good » étant donné que la réflexion que les films cachent derrière est plutôt attristé.
Hirayama et Paterson, deux vies similaires à 2546 km de distance
Le personnage d’Hirayama nous montre sa routine pendant quelques jours d’une façon très apaisante. Il se réveille, il prend une cane et il se dirige dans petite voiture vers la grande ville de Tokyo où il travaille comme nettoyeur de toilettes publiques. La journée semble passer vite, Hirayama ne parle pas trop, la camera l’observe et de temps en temps le scénario nous propose des gags auxquels on s’attendait pas. Entre temps, le protagoniste profite de sa journée pour faire, avec sa argentique, des petits photos aux arbres qui l’entourent pendant qu’il mange. Hirayama semble avoir été rejeté par sa famille, mais sa nièce le regarde comme s’il était une personne de confiance pour elle et, c’est dans les petites détails où elle le fait savoir quelle pense à lui. De plus, la seule personne qui semble vivre dans le present chaotique des portables et la vitesse d’aujourd’hui c’est sa nièce.

Paterson, de la même façon que Hirayama, essaie de esquiver son existentialisme, ou de l’enlacer, à travers de la poésie qu’il écrit dans son petit cahier qui est détruit par son chien, l’animal qui le rappelle sa tristesse et malaise interne. Paterson passe également sa journée dans une ville, il entend les conversations des autres mais sa interaction est minime. Il regarde aussi des personnes, des jumeaux et jumelles, les coïncidences qui apparaissent deux fois dans un même lieu comme le prénom de l’auteur William Carlos William. Paterson a sa personne de confiance aussi, sa copine, même si parfois ils semblent être des inconnus ils partagent son existentialisme sans le dénouer et en le cachant derrière l’art pour lui la poésie, pour elle sa guitare, ses muffins ou ses dessins. Pour sa part, la copine de Paterson est au même titre la seule personne qui parle des portables, ordinateurs, c’est à dire, la seule personne que vivre dans le présent tout comme la nièce d’Hirayama.



Pourtant, pour Hirayama des souvenirs arrivent matérialisés en noir et blanc: des personnes que le protagoniste ne semble pas avoir pu oublier, des circonstances qui l’ont amené à s’éloigner de sa vie d’avant. Ces images nous découvrent le chagrin qu’il porte en lui, disimulé toujours entre le noir et blanc, les chansons américaines et ses livres que d’une certaine façon semblent le soigner de son existentialisme.
Également, Paterson regarde la tristesse déguisée de paix quand il est à la maison, tout est noir et blanc, les habilles de sa copine, la guitare Arlequin qu’elle vient d’en acheter, les muffins…
Les deux protagonistes, habillés de la meme façon: l’uniforme de travail, essaient de s’échapper de la réalité ou, plus concrètement, de son passé. Hirayama pourrait lire parfaitement les poèmes que Paterson écrit dans son cahier, Paterson pourrait regarder pendant des heures les photos que Hirayama fait et s’en servir pour trouver l’inspiration.
Le passe du temps ne semble être important pour les protagonistes de chaque film. Le seul moment où la figure de l’horloge prendre importance c’est le matin avant aller au travail, pour Paterson ce petit moment semble être nécessaire pour confirmer qu’il est réveillé et vivant, pour Hirayama regarder son horloge n’est pas nécessaire, en fait, il préfère le laisser à la maison contrairement à Paterson.


À la fin du film, un homme japonais, habillé en costume apparaître et parle avec le protagoniste de chaque film. Dans chaque occasion cet homme arrive pour renforcer l’obsession de chaque personnage: pour Hirayama les ombres, pour Paterson les poèmes.


L’arrivée de ce personnage sert de pont émotionnel pour continuer la vie en acceptant le passé. Paterson il retournera à écrire dans son nouveau cahier. Hirayama regarde en face le soleil qui s’échappait entre les arbres pendant tout le film « komorebi« , ce que pourrait signifier regarder le présent qui est en face en acceptant le passé qui nous a amené jusqu’à aujourd’hui. 
Malgré si les deux films ont l’air d’être apaisants, ses protagonistes passent, en réalité, par un période d’inestabilité émotionnelle, de réflexion sur leur vies. Ils essaient ainsi de s’envahir de l’assombrissement de sa journée à travers de certains la lecture, la photographie où l’écriture.
Enfin, Wim Wenders et Jim Jarmusch ont les deux réussi à faire un dialogue entre deux personnages qui fonctionne et que nous aide à mieux comprendre cet univers qu’on pourrait appeler une routine navrante.